Le voilà, le petit dernier qui sortira des presses les derniers jours de juin.
7 nouvelles à commander sur le site des éditions Zonaires:
www.zonaires.com
ou chez l'auteur !
Sorti des presse le 26 juin et déjà commenté par un aimable lecteur répondant au pseudo d'Orcus.
Sorti des presses le 26 juin, il a déjà été lu et critiqué par un aimable lecteur répondant au pseudo d'Orcus.
"En 4ème de couverture de ce recueil de sept nouvelles paru chez Zonaires éditions, dans la collection Lapidaires, le lecteur est prévenu : « les lendemains désenchantent plus qu’ils ne comblent d’allégresse ». Danielle écrit à l’encre noire ou rouge, c’est triste ou ça saigne. On pense à Catherine Ringer et ses histoires d’amour qui finissent mal, en général.
Quand les protagonistes ne se quittent pas, hommes ou femmes, ils se dégomment à coups de pelle ou de couteau. Imaginez un couple usé par trente années de vie commune, deux rails qui ont cheminé ensemble, si proches, et pourtant si loin l’un de l’autre, et dont l’un, soudain, aurait des velléités d’indépendance. Forcément, ça se déchire.
La chanson de Ringer résume bien le problème : « Valérie s'ennuyait/Dans les bras de Nicolas/
Mais Nicolas, celui-là/Ne le savait pas ». Histoire classique de rupture pour cause de décalage – plus rien à se dire, plus rien à faire ensemble – que Danielle pimente avec des épisodes de folie moins ordinaire et plus sanglante (« Saint-Valentin », « L’amour n’était pas dans la grange », « La porte bleue »).
Dans ce recueil symphonique où les histoires se répondent et tissent la même toile, chacun tente avec « les moyens du bord » de rompre la monotonie de son existence. Une existence terne, la plupart des personnages sont un peu falots, surtout les hommes, et trop peu de moyens pour que le succès soit au rendez-vous (à propos de succès, je ne savais pas qu’il s’agissait aussi d’un gâteau). D’où cette impression de désespérance comme lorsque cette femme découvre que son amant chéri ne vaut pas mieux que son mari et qu’elle n’a pas plus d’avenir que de passé.
On en apprécie d’autant mieux les nouvelles « rouges » où les comptes sont réglés de manière expéditive. De temps en temps, il faut savoir se faire respecter.
On l’aura compris, « Toi, ma p’tite folie » se lit facilement. En début de recueil, Danielle cite Proust et Shakespeare. Je trouve que la citation du premier colle davantage au livre que celle du second, mais pour savoir pourquoi, il faudra le lire