~~LE BUNKER Thierry Radière
Des personnages qui supportent l’enfermement chacun à leur façon : avec résignation, désespoir, colère. Tous les comportements sont présents : égoïste, solidaire, suicidaire, agressif ou violent envers l’autre. L’auteur traite ce sujet de l’enfermement et de l’approche inéluctable de la mort en artiste complet, amoureux des mots, de la peinture, de la sculpture et de la musique. Il nous fait partager son ressenti fait de doutes, de retours en arrière, de questionnements sur sa manière d’écrire, sur ce besoin de coucher encore et toujours des mots sur le papier. Pour lui, c’est aussi le moment où les souvenirs les plus anciens resurgissent et s’imbriquent dans le moment présent, où il a parfois le sentiment de retrouver son âme d’enfant sans qu’il puisse s’expliquer pourquoi. Personnellement, j’ai retenu quelques réflexions qui donnent précisément matière à réflexion et qui me trottent par la tête. « Les souvenirs servent à cela, peut-être : à nous persuader que nous sommes encore en vie. » « Qu’est-ce écrire, au fond, si ce n’est abattre à longueur de mots, de phrases et de pages les cloisons de plus en plus épaisses qu’on sent grandir autour de notre impuissance ? » « Nous nous servons de ce que nous aimons fabriquer pour exister.